🌿 Le Perfectionnisme : Comment je Me Libère Petit à Petit de cette Quête Infinie de Perfection
- Nadèje Denoz

- 20 juin
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 sept.

Je suis une perfectionniste… en chemin vers plus de douceur
Cela peut surprendre, mais j’ai besoin de le dire : le perfectionnisme est une lutte intérieure, une quête sans fin vers des standards souvent irréalistes. Je l’ai vécu intensément, et aujourd’hui, je chemine vers plus de sérénité. C’est un travail quotidien, un engagement envers moi-même.
Pendant des années, tout devait être parfait : mon apparence, mon comportement, mon intérieur. Rien ne devait dépasser. Ce n’était pas simplement une envie de bien faire : c’était une conviction que seule la perfection pouvait m’apporter l’amour, la reconnaissance, la légitimité. Je pensais que si je ne montrais aucune faille, tout irait bien. Mais je me trompais.
Aujourd’hui, je souhaite vous partager mon histoire, avec sincérité, parce que je sais que je ne suis pas seule. Peut-être que vous aussi, vous vous êtes déjà sentie prisonnière de cette exigence constante. Alors, parlons-en.
💡 Le perfectionnisme, c’est quoi ?
Pour moi, c’est la poursuite d’un idéal inaccessible. Une illusion de contrôle. L’idée que tout doit être parfaitement maîtrisé pour que cela ait de la valeur — et que nous en ayons aussi. Cela devient un mode de vie, presque invisible, mais profondément épuisant.
Dans mon quotidien, cela prenait la forme d’une exigence extrême envers moi-même : rien ne devait être laissé au hasard, chaque détail devait correspondre à mes propres normes, souvent inatteignables. L’échec n’était pas permis. Et si je n’étais pas parfaite, alors j’étais "moins que rien".
🌱 D'où vient ce besoin de perfection ?
Comprendre les racines de mon perfectionnisme m’a aidée à commencer à le déconstruire :
L’héritage familial : J’ai grandi dans un environnement où il fallait toujours faire mieux que ce dont on venait.
L’idée sous-jacente était claire : il fallait "réussir", "s’en sortir", atteindre un certain niveau de confort matériel, voire de reconnaissance sociale. La réussite était perçue comme une échappatoire à un passé modeste, une façon de prouver qu’on avait "réussi sa vie".
L’éducation : Être acceptée passait par la conformité. Répondre à des attentes sociales, scolaires, familiales. En tant que fille de parents divorcés, j’ai grandi entre deux mondes très différents, aux cultures sociales opposées, mais une chose restait identique : cette pression de devoir “faire mieux”.
Le besoin d’amour : J’ai longtemps cru que je devais “mériter” l’amour en étant parfaite. Comme si je devais prouver ma valeur en me cachant derrière un masque impeccable. Mais avec le temps, j’ai compris une chose fondamentale : ce n’est pas ma perfection qui m’a rendue aimable, mais ma vulnérabilité, mon authenticité.
🌀 Les impacts sur ma vie
Ce perfectionnisme m’a profondément marquée. En voici quelques effets concrets :
Stress chronique : Je vivais constamment sous pression, à devoir "être à la hauteur".
Auto-critique : Rien n’était jamais assez bien, même après un succès.
Procrastination : La peur de ne pas faire parfaitement me paralysait. Alors je repoussais.
Relations tendues : Mon exigence s’appliquait aussi aux autres. J’attendais d’eux la même rigueur irréaliste. Cela créait des tensions, de la frustration, de la déception. J’avais du mal à accepter que les autres soient, eux aussi, humains. Heureusement, mon adaptabilité m’a souvent sauvée.
Un sentiment constant d’insuffisance : J’avais toujours l’impression d’être en défaut, jamais “assez”.
🧨 Et puis… l’épuisement
Mais à force de vouloir tout gérer, tout anticiper, tout prouver, c’est mon corps qui a dit stop. Sans écouter – ou entendre – les signaux qu’il m’envoyait, j’ai continué... Mon corps me parlait pourtant : fatigue persistante, tensions musculaires, douleurs physiques, irritabilité, perte de sens… mais je ne voulais pas ralentir. Il fallait encore “assurer”, encore “faire mes preuves”.
J’ai glissé, sans m’en rendre compte, vers un épuisement professionnel : le fameux burnout. Et un matin, au volant de ma voiture, tout s’est arrêté. Je n’ai plus su bouger. Paralysée. Mon corps ne répondait plus. Il criait : “Stop, je n'en peux plus”. Je lui en avais trop demandé. Trop longtemps.
Je donnais toujours plus, et les autres attendaient toujours plus… Parce que quand on donne beaucoup, on devient celle ou celui sur qui l’on peut encore charger.
Mon perfectionnisme n’était pas un atout. C’était une armure lourde, un système de survie. Et il m’a coûté cher : mon énergie, ma santé, ma clarté d’esprit. Et mon corps a porté, en silence, bien plus qu’il ne le pouvait.
✨ Comment j’ai commencé à me libérer
Le chemin n’a pas été simple, mais voici les étapes clés qui m’ont aidée :
Accepter mes imperfections : Comprendre que je suis humaine. Et que c’est parfaitement suffisant.
Redéfinir mes objectifs : Je ne vise plus l’idéal, mais le réel. Je construis des objectifs atteignables, qui me respectent.
Changer ma définition de la réussite : Ce n’est plus "faire parfaitement", mais "vivre pleinement" — même avec des erreurs.
Écouter mes besoins : M’accorder du repos, de la douceur, du silence. Me traiter avec la même bienveillance que j’offrirais à un proche.
Me libérer du regard des autres : C’est choisir de vivre pour moi, sans m’effacer pour plaire, tout en restant à l’écoute et dans la bienveillance.
Célébrer les petites victoires : Chaque progrès est un pas vers la liberté. Même les plus discrets.
🎨 L’art comme chemin de transformation
Mon processus artistique a joué un rôle clé dans cette libération. Il m’a appris à aimer l’imperfection :
La fleur sous la glace : En photographie, je capture des fleurs figées dans la glace. Une métaphore de la beauté fragile, imparfaite, mais profondément poétique.
Le dessin méditatif : Je dessine sans chercher à maîtriser. Je laisse l’instant guider ma main. L’imperfection y devient vérité.
Le Kintsugi : Cet art japonais consiste à réparer les céramiques cassées avec de l’or. Les fissures deviennent leur richesse. Cette philosophie m’accompagne dans ma propre guérison.
🧘🏻♀️ La pleine conscience et l’auto-compassion
La pratique de la pleine conscience m’a aidée à revenir à l’instant présent. À sortir du jugement constant. À observer, ressentir, respirer.
La formation à l’auto-compassion m’a permis d’adoucir mon dialogue intérieur. De ne plus être mon propre bourreau. De me traiter comme je traiterais une amie chère.
🌿 Ce que j’ai gagné en lâchant la perfection
Même si je ne suis pas encore totalement libérée, j’ai déjà transformé ma vie :
Plus de sérénité
Moins de stress
Une meilleure estime de moi
Plus de liberté dans mes choix
Des relations plus vraies
Et surtout : plus de paix intérieure
🌟 Conclusion : La perfection n’existe pas… et c’est tant mieux.
Aujourd’hui, je choisis de valoriser l’authenticité, pas l’apparence. La profondeur, pas la performance. Je choisis d’être moi, tout simplement — même avec mes aspérités.
Si vous vous reconnaissez dans ce chemin, sachez que vous n’êtes pas seul(e). Le perfectionnisme peut être dépassé. On peut réapprendre à vivre, sans masque, sans pression constante.
Et surtout :Vous êtes digne d’amour, non pas parce que vous êtes parfait(e), mais parce que vous êtes vous. Parfaitement imparfait(e), et infiniment humain(e).
Si vous souhaitez échanger, poser vos questions ou partager votre propre expérience, n’hésitez pas à me contacter. Je serai heureuse de vous lire et, peut-être, de vous accompagner sur ce chemin de retour à soi. 🌱💫
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